La démarche bio : le bonheur est dans le chemin ... 1/2

 

démarche bio au vignoble du HureauA part quelques inconditionnels de la première heure, le passage à la culture bio est, pour la plupart des gens de ma génération, le résultat d'un long cheminement. Il y a 20 ans, dans  mon appellation, les exploitations bio se comptaient sur... 2 doigts!

En 1987, venant de l'arboriculture « moderne » où le nombre de traitements phytosanitaires par an approchait la trentaine, la protection de la vigne me semblait merveilleusement simple et peu polluante
 
La production des pommes m'avait par contre appris que pour avoir de beaux fruits, il fallait que ceux-ci soient séparés les uns des autres et bien aérés, et qu'il ne fallait pas avoir peur d'éclaircir, c'est à dire de faire tomber une partie de la récolte pour que la partie restante  soit de la meilleure qualité possible!



Le chemin et ses tournants


éclaircissage de la vigne
En 1989, on a commencé par tailler plus court et enlever au printemps les bourgeons     secondaires - les« cadets » - pour avoir une maturité homogène aux vendanges.

En 1990, les premiers éclaircissages. Ensuite, il y eut l'enherbement de l'inter-rang, avec ses tâtonnements : on a d'abord semé... avant de revenir à l'enherbement naturel !

La vigueur des vignes a baissé et la maîtrise de la quantité de récolte par l'ébourgeonnage et l'éclaircissage nous a vraiment donné des raisins de qualité, même dans les millésimes  difficiles comme 1993, 1994, 1998... et des raisins vraiment superbes dans les grandes  années 1995, 96, 97.

 



Même si l'on n'utilisait que des désherbants de contact pour éliminer les herbes envahissantes sous les rangs de vigne, même si l'on cultivait les jeunes vignes, le passage au travail du sol sur toute l'exploitation me semblait irréalisable... une folie réservée aux tout petits domaines, ou à quelques parcelles bien choisies. Oui, le bio m'apparaissait comme une sorte d'utopie pouvant mettre en péril la survie économique du domaine. Mais, pourtant, que cette perspective était tentante !

 

 

 

 

 Une autre chose m'empêchait de franchir le pas : Tous les vins « bio » que je goûtais me  semblaient plus minéraux et plus acides, ce qui ne me dérangeait pas pour les blancs, au   contraire, mais me souciait vraiment pour nos rouges de Cabernet Franc.
J'avais peur de perdre cette rondeur qui me plaisait tant dans les cuvées les plus réussies. J'avais peur de changer mon style de vin. Quand on fait quelque-chose qu'on aime et qui marche, pourquoi changer?

Mais notre petite révolution était en marche, et j'ai commencé d'abord à abandonner les     traitements anti-botrytis et à travailler le sol entre les ceps sur les parcelles les plus     qualitatives en 2001.

 

Suite de la démarche bio au Hureau >

Philippe VATAN - Château du Hureau - 49400 Dampierre-sur-Loire - France - Tél : (33) 2.41.67.60.40 - Fax : (33) 2.41.50.43.35 - Mail :

Situé au cœur de la vallée de la Loire, le domaine viticole du Château du Hureau vous propose ses vins de Saumur Champigny, de Saumur Brut, de Saumur Blanc et Coteaux de saumur, tous classés parmi les meilleurs de leurs appellations respectives. Sur ce site vous pouvez suivre la vie du domaine, consulter la documentation sur les vins du Château du Hureau et contacter Philippe Vatan. Les 4 cuvées de Saumur Champigny ainsi que le Saumur Brut Rosé sont issus du cépage Cabernet Franc, les Saumur Blancs et Coteaux de Saumur provenant du cépage Chenin. L'alliance du Cabernet Franc, du sous sol de Tuffeau et du micro-climat du Saumurois font de l'appellation contrôlée Saumur Champigny l'appellation reine des vins rouges de Loire, réputés pour leur gourmandise, leur fraîcheur, et leur élégance. Depuis plus d'un millénaire, le Saumurois est également l'un des hauts lieux du cépage Chenin, ses vins blancs secs et liquoreux jouissent d'une réputation internationale.